29.07.2007

Mitsubishi Outlander 2.2 DI-D : Échange de bons procédés

En héritant du 2.2 HDi des Citroën C-Crosser et Peugeot 4007, l'Outlander gagne en compétitivité. Son diesel actuel restera tout de même au catalogue.

  • Diesel
  • 156 ch
  • 10 CV (estimation)
  • Disponible en Novembre
  • A partir de 31 300 euros (estimation)

 Mitsubishi Outlander 2.2 DI-D, D.M.

Grâce à son alliance avec PSA, Mitsubishi ne se contente pas d'écouler une partie de la production de son usine, il profite également du savoir-faire du groupe français en matière de motorisations diesels. Autant dire que, vu le caractère bruyant du 2.0 Di-D d'origine Volkswagen dont devait se contenter jusque-là l'Outlander, le 2,2 l signé PSA était attendu comme le messie !

Et, même si la version de présérie que nous avons essayée s'est montrée plus bruyante que les C-Crosser et 4007 équipés du même moteur, les progrès sont plus que satisfaisants. Le 2,2 l est plus silencieux que le Volkswagen à toutes les allures et sait se faire assez discret lors des accélérations. Il possède en outre plus de vigueur à bas régime, ce qui se révélera précieux sur des parcours montagneux.Mitsubishi Outlander 2.2 DI-D, D.R.

Les performances progressent aussi, avec presque une seconde pleine de moins pour passer de 0 à 100 km/h et une vitesse maximale de 200 km/h qui procurera une bonne réserve de puissance sur l'autoroute.

Bonne note

Heureusement, l'Outlander préserve ses qualités routières. Stable sur ses appuis, contenant le roulis tout en préservant le confort, il ne déroutera pas les amateurs de berline.

Enfin, à l'image des modèles français, son filtre à particules en série mérite une bonne note. Et si, pour son épanouissement sur notre marché, l'Outlander peut souffrir d'un réseau de distribution moins dense, il compense par d'autres arguments. Trois ans de garantie (deux chez les français) et un style bien équilibré pour ce 4 x 4 de loisirs dans le vent.

Dimensions

L x l x H 4,64 x 1,80 x 1,68 m

Empattement 2,67 m

Coffre De 184/510 à 1 691 l

Réservoir 60 l

Pneumatiques 225/55 R18

Roue de secours Temporaire

Poids à vide 1 747 kg

gArde au sol 17,8 cm

angles attaque/ventral/fuite 22°/21°/19°


TECHNIQUE

Moteur Diesel. Quatre cylindres. Turbo et 16 soupapes. 2 178 cm3

Puissance 156 ch à 4 000 tr/min

Couple 380 Nm à 2 000 tr/min

Transmission Intégrale non permanente. Boîte mécanique à six rapports

Vitesse maximale 200 km/h

De 0 à 100 km/h 9,9


PRIX/EQUIPEMENT DE SERIE

2.2 Di-D Intense (31 300 €, estim.). Six airbags. ABS. Antipatinage. Antidérapage ESP. Climatisation automatique. Radio CD avec commandes au volant. Capteur de lumière. Régulateur de vitesse. Ordinateur de bord. Fermeture centralisée par télécommande. Quatre vitres électriques. Rétroviseurs extérieurs électriques et dégivrants. Volant gainé de cuir réglable en hauteur et profondeur. Siège du conducteur réglable en hauteur. Fixations Isofix. Assise et dossier de banquette rabattables 60-40. Jantes en aluminium. Phares antibrouillard. Barres de toit. Cache-bagages.
Option (€). Peinture métallisée : 495.

28.07.2007

Mitsubishi Outlander : toujours in ?

Il n'est plus tout seul le Outlander de Mitsubishi... Ses cousins, le 4007 de Peugeot et le C-Crosser de Citroën sillonnent aujourd'hui les routes et chemins de France. Les conducteurs vont-ils pour autant délaisser le japonais ?

La marque aura toujours son L200 ou son Pajero pour exister dans le domaine du SUV.

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medium_Mitsubishi_Outlander.4.JPGmedium_Mitsubishi_Pajero_2.2.JPGmedium_Mitsubishi_Pajero.2.JPGmedium_Mitsubishi_L200.3.JPG

 

 

 

David Bessard, Mitsubishi : L'Outlander, troisième larron

L'Outlander, on finit par le savoir, est le cousin des C-Crosser et des 4007. Mais il vaut tout de même le détour pour ses qualités propres, assure David Bessard de chez Mitsubishi...

 

 


04.07.2007

Mitsubishi Pajero 3.2 DI-D BVA 3 p. : fausses apparences

Emblème de Mitsubishi et vrai franchisseur, le Pajero a peu changé sur la forme. Mais il a progressé dans tous les autres domaines pour accroître sa polyvalence.

medium_Pajero.jpgDepuis 1982, les Pajero se suivent et se ressemblent. A l'heure du remodelage de son 4 x 4 emblématique, Mitsubishi aurait aimé le doter d'une personnalité plus démonstrative. Avec les L200 et l'Outlander, le constructeur japonais a en effet montré qu'il sait aussi dessiner des 4 x 4 au style puissant. Mais les projets novateurs testés auprès de la clientèle ont été rejetés à grands cris... Alors, adieu l'audace, le Pajero de quatrième génération s'est conformé aux codes définis par ses aînés : formes carrées, ligne de toit plate. Il est même rentré dans le rang en lissant le bosselage sur les ailes avant qui caractérisait le Pajero III.

Offre modifiée. Un tout-terrain conçu pour grimper, franchir et tracter ne se juge pas sur sa ligne. Il veut être apprécié sur le fond. Sur ce chapitre, le Pajero a profondément modifié son offre : il ne reprend que 25 % des pièces de l'ancien modèle. Pour répondre aux normes Euro IV, Mitsubishi a retravaillé le haut moteur de son gros diesel quatre-cylindres 3.2. En boîte manuelle, version proposée à 33 999 € en entrée de gamme Invite, la puissance reste à 160 chevaux. Mais passe à 170 chevaux en boîte automatique, grâce à un turbo à géométrie variable qui vient compenser l'adjonction d'un filtre à particules. Le Pajero gagne ainsi 7 km/h en vitesse de pointe, et 3 dixièmes entre 0 et 100 km/h.

Quoique peu discret, ce diesel 3.2 est toutefois moins bruyant que l'ancien. Il participe ainsi à l'agrément ressenti à bord. Jadis, le Pajero pouvait voyager loin, quelle que soit la nature du sol. Il sait toujours le faire, mais de manière plus conviviale. Car il ne s'est pas contenté de grandir de 9 centimètres pour accroître sa capacité de chargement. Il a aussi soigné son ambiance intérieure : éclairage avec diodes, plastiques moussés, console centrale carrée et bien rangée quand la précédente était octogonale et confuse.

Plus rigide. Sur route, le Pajero tire toujours les bénéfices de la révolution apparue à la troisième génération : coque autoporteuse et quatre roues indépendantes. Malgré son poids (2 075 kg), les suspensions ne s'écrasent pas en courbes. Elles savent aussi filtrer les inégalités du bitume pour préserver le confort des passagers. La nouvelle version a gagné en rigidité, élargi ses voies, adopté des barres stabilisatrices plus épaisses et des ressorts arrière à double flexibilité. Il a ainsi encore progressé en précision et en agilité.

Mais c'est hors bitume, boîte courte enclenchée, différentiels centraux et arrière bloqués, que le Pajero donne sa pleine mesure. Ses porte-à-faux courts et 22,5 cm de garde au sol lui confèrent les meilleures valeurs d'angle de la catégorie. Il s'arrache de tous les pièges, descend des pentes vertigineuses sous surveillance électronique. Et, sur piste roulante, son caractère prédominant de propulsion lui permet d'enrouler gaiement les virages.

Xavier CHIMITS

Points forts
Polyvalence
Design intérieur
Gain de puissance

Points faibles
Style fade
Moteur encore bruyant
Augmentation du prix

Mitsubishi Outlander 2.0 DI-D : les familles vont l'apprécier

Moteur diesel, espace à bord, meilleures qualités routières, modularité et ligne dynamique... Avec le nouvel Outlander, Mitsubishi entre vraiment sur le marché des SUV compacts.

medium_Outlander.jpgFaut-il vraiment parler du Mitsubishi Outlander II ? Certes, il a bien existé un Outlander, premier du nom, lancé en France en 2003. Mais sa carrière a été confidentielle, car ce 4 x 4 routier traînait deux défauts rédhibitoires : pas de moteur diesel et un habitacle étroit.

Sur ces deux points, Mitsubishi a corrigé le tir. Le nouvel Outlander propose toujours un seul moteur au catalogue : un 2.0 diesel plutôt que le 2.0 à essence turbo qui crachait le feu sous le capot de son aîné (202 ch), mais consommait comme un soiffard. Ensuite, il a pris du volume. Avec 10 cm gagnés en longueur (4,64 m) et 5 cm en largeur, il offre le coffre le plus vaste de la catégorie des SUV compacts : 774 l en configuration 5 places. Il en profite pour embarquer sept personnes à bord, comme le Hyundai Santa Fe, grâce à une banquette de troisième rang escamotable sous le plancher du coffre, mais seulement à partir du niveau de finition Intense + (lire équipement).

Esthétique dynamique. Autre progrès, l'Outlander a assagi les traits agressifs de sa première version, tout en gardant un profil fluide. La ligne de caisse inclinée vers l'avant, la vitre de custode biseautée, et un sabot en aluminium composent le portrait d'un SUV dynamique qui attire l'oeil sans pour autant choquer. Exactement ce que recherche la clientèle du genre.

Mais il est difficile de regarder l'Outlander sans songer à ses frères de lait, Peugeot 4007 et Citroën C.Crosser, qui naîtront en juillet 2007. Et d'avoir aussitôt envie de vérifier s'il répond, volant en mains, aux standards fixés par PSA.

Sur ce chapitre, l'impression est mitigée. La faute en revient au moteur 2.0 turbo-diesel puisé chez Volkswagen. Mitsubishi jure ses grands dieux avoir amélioré l'insonorisation de l'Outlander. Un travail hélas rendu vain par le niveau sonore de ce 2.0 DI-D, qui peine de surcroît à la relance face à des Toyota RAV-4 ou Honda CR-V armés de diesels de cylindrée supérieure. De sorte qu'il gomme les réelles qualités routières de l'Outlander, dont la direction s'avère précise, les mouvements de caisse bien maîtrisés, les suspensions fermes mais sans excès.

Appétit d'oiseau. Comme l'exige son rang de SUV, cette version poursuit son parcours quand le bitume s'arrête : une molette située sous le levier de vitesses enclenche le mode 4 x 4, voire 4 x 4 Lock. Sa garde au sol (178 mm) est néanmoins légèrement inférieure à celle de ses rivaux, et l'antipatinage vient réprimer toute dérobade du train arrière. L'Outlander est clairement conçu pour passer le plus clair de son temps sur route, en mode traction, ce qui lui permet d'afficher une consommation d'oiseau : 6,7 l aux100 km.

Il est enfin un domaine où l'Outlander surprend, car on ne l'attendait pas sur ce terrain-là : la modularité, qui facilite tant la vie à bord. Elle se manifeste par sept places, fonction limitée bien sûr à de courts trajets car l'assise des sièges de troisième rang est bien mince. Mais aussi par son hayon en deux parties. Ou bien encore avec ce bouton magique situé dans le coffre, qui commande, par une action mécanique, le repliage automatique de la banquette de deuxième rang. La magie ne marche, hélas, que dans un sens : il faut tirer la banquette pour qu'elle revienne en situation initiale. Mais ce simple détail prouve combien Mitsubishi a songé aux vertus familiales du nouvel Outlander...

Xavier CHIMITS


Points forts
Ligne
Comportement routier
Espace intérieur
Modularité

Points faibles
Moteur bruyant
Qualité des matériaux de l'habitacle
Relances

Mitsubishi L200 Double Cab DI-D : retour en beauté

medium_Mitsui.jpgPrésenté en décembre dernier au Salon de Bologne, le nouveau pick-up Mitsubishi L200 surprend d'emblée par son style recherché, inhabituel dans cette catégorie où les lignes sont taillées sans préoccupations esthétiques majeures. Largement inspiré du modèle de compétition engagé sur le Dakar, le nouveau modèle a fière allure et se démarque ainsi totalement de la concurrence. Seul inconvénient de cette ligne osée, l'arrondi des vitres des portes arrière pénalise la visibilité de trois-quart, un handicap lors des dépassements et des manoeuvres.

Consommation en baisse.
Renonçant à la course à la puissance lancée par le Nissan Navara de 174 ch, Mitsubishi s'est attaché à revaloriser tous les aspects d'un véhicule apprécié pour son homogénéité. Ainsi, si le nouveau moteur se contente en apparence d'un simple gain de trois chevaux, son passage à l'injection directe rampe commune lui permet de satisfaire la norme Euro IV, d'offrir un couple supérieur de 36 Nm et d'abaisser la consommation moyenne de deux litres aux 100 km. Ce n'est pas rien.

Côté cinématique, le montage de la transmission Super Select, reprise du Pajero, permet de disposer de quatre roues motrices en permanence sur n'importe quelle surface, un avantage non négligeable pour circuler à vide sur route goudronnée, surtout humide. De même, la diminution du rayon de braquage de 6,4 à 5,9 m, le montage d'un système de contrôle de trajectoire et d'antipatinage et un poids inférieur de 230 à 250 kg par rapport à ses concurrents au profit de la charge utile composent un ensemble idéalement ciblé pour le marché européen. L'équipement riche en finition Intense et Instyle finira de convaincre ceux qui veulent joindre le pratique à l'agréable.

Maniable et sûr.
A la traîne pour les accélérations, le L200 file avec aisance aux vitesses réglementaires sur le cinquième rapport au point que l'autoroute n'est jamais une corvée. Certes, le bruit du moteur demeure élevé et, à vide, les trépidations de suspension sont plus intenses qu'avec un 4 x 4 routier, mais le L200 reste facile à conduire, étonnamment maniable et sûr. En effet, la puissance du freinage, la sensation de protection procurée par une vaste carrosserie et la présence des systèmes d'aide à la conduite rassurent, contrecarrent les écarts éventuels de comportement et une prise de gîte amplifiée par le châssis surélevé.

En tout-terrain, la réduction de la transmission, la garde au sol confortable, le rayon de braquage court et le couple moteur sont capables de venir à bout des pires difficultés.

Michel MEILLERAY

Points forts
Maniabilité
Agrément de conduite
Sécurité

Points faibles
Confort
Visibilité
Equipement de base